Wednesday, March 29, 2006

Ces américains !

Ne ratent aucune invitation de guerre...

Depuis la premiére guerre du monde a nos jours, on les trouve dans toutes les guerres sans jamais se lasser et ils en sortent toujours gagnants... on dirait que le monde leur appartient!

Cette photo montre leur certitude qu'ils n'ont rien a craindre et rien a perdre surtout, vu que toutes ces guerres sont loins de leur territoire.

Wednesday, March 22, 2006

Sahara Occidental : accords pétroliers

(21.03.06 Le Point [France])

L'exploration et l'exploitation des hydrocarbures du Sahara Occidental intéressent plusieurs groupes pétroliers britanniques. Pour rappel, le dossier est à l'heure actuelle la source de maints heurts et contestations, ne serait-ce qu'à lire les multiples commentaires sur l'article du www.leblogfinance.com “USA, pétrole et Sahara Occidental”. Le territoire est administré par le Maroc depuis 1975, ce dernier revendiquant, au nom de ses «droits historiques» l’annexion du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, la Mauritanie ayant abandonné ses prétentions dès 1979. De son côté, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, estime que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes légitime l’accession à l’indépendance de ce territoire. C'est donc dans ce contexte, que le roi du Maroc, Mohammed VI se rendra lundi à Laâyoune au Sahara occidental.

1 – Sahara Occidental : signatures d'accords pétroliers
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a été proclamée le 27 février 1976 par le Front Polisario, qui lutte depuis plus de trente ans pour l'indépendance du Sahara occidental. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est revendiqué à la fois par le Maroc qui a annexé ce territoire en 1975 après le départ des troupes espagnoles et le Polisario soutenu par l'Algérie. M. Mohamed Khaddad, coordinateur du Front Polisario avec l'Onu et conseiller du Président Sahraoui, a procédé, jeudi 16 mars à Londres, à la signature de 8 accords pétroliers et gaziers avec 9 firmes britanniques suite à l'avis d'appel d'offres international, lancé par la République sahraouie en mai 2005 à Londres. Les firmes britanniques mèneront, en vertu de ces contrats, des opérations d'exploration (on shore et off shore) dans neuf blocs à travers la République sahraouie. Il s'agit de Haouza, Mahbes, Bir Lahlou, Hagounia, Mijek, Bojador, Laguera et Guelta. Les compagnies signataires avec la RASD sont Premier Oil Limited, Ophir Energy, Europa Oil & Gas, Maghreb Exploration Limited, Osceola Hydrocarbon Limited, Nighthawk Energy Limited, Encore Oil Plc et Comet Petroleum Ltd. L'exploitation des champs qui seront découverts débuterait dès que la République Arabe Sahraouie Démocratique aura recouvré sa pleine souveraineté sur ses territoires. La conclusion de ces accords confirme ainsi la détermination du peuple sahraoui pour consacrer son indépendance nationale et recouvrer sa souveraineté sur l'ensemble de ses richesses naturelles. La République Arabe Sahraouie Démocratique est déterminée à élargir progressivement sa coopération avec les parties internationales qui, selon elle, affirment, à travers ces accords, être convaincues que l'indépendance du Sahara Occidental est inéluctable. Selon le responsable sahraoui, la formulation de ces accords, a été minutieusement étudiée par souci de respecter les règles de compétitivité et pour que ces accords soient conformes aux normes internationales en vigueur dans le domaine pétrolier. La partie sahraouie avait proposé en 2005 deux formules, prenant en considération le fait que la RASD n'ait pas pleine souveraineté sur le territoire. La première se fera conformément à un accord sur la distribution du produit, qui entrerait en vigueur dès règlement de la question sahraouie et l'adhésion de la RASD à l'Onu en tant qu'Etat pleinement souverain sur ses territoires et ressources. La seconde formule consiste en un accord de garanties couvrant la période séparant la signature de l'accord et son entrée en vigueur une fois la souveraineté nationale recouvrée et l'indépendance réalisée.

2 – Visite de Mohammed VI au Sahara Occidental
Le roi du Maroc, Mohammed VI se rendra lundi à Laâyoune au Sahara occidental, l'un des deux chefs-lieux du territoire contesté et administré par le Maroc depuis 1975. Il s'agira de la quatrième visite du souverain marocain dans la région après une série de trois déplacements effectués entre novembre 2001 et mars 2002. Cette visite devrait durer cinq jours. Lors de son dernier séjour dans les "provinces du Sud", le roi Mohammed VI avait présidé un conseil des ministres dans la ville de Dakhla, à 1.600km au sud de Rabat, l'autre chef-lieu de la région. Le roi du Maroc avait alors également prononcé un discours dans la ville de Laâyoune, dans lequel il affirmait que le Maroc "ne renoncerait pas à un seul pouce du territoire de son Sahara, inaliénable et indivisible". La diplomatie marocaine devrait présenter dans les prochaines semaines aux Nations unies, un projet d'autonomie pour le Sahara occidental, projet annoncé par le souverain marocain à l'occasion du 30e anniversaire de la "Marche verte" en novembre dernier. Vendredi en début d'après-midi, à l'issue d'une audience que lui a accordé le roi Mohammed VI au palais royal d'Agadir, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Allami, a annoncé que le Tchad annulait sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), république auto-proclamée. Selon le ministre, cette décision exprime "le souci du gouvernement tchadien d'inscrire son action en droite ligne avec le souhait de la communauté internationale de mettre fin à ce conflit qui n'a que trop duré". Le Tchad avait reconnu la RASD en juillet 1980. “L’évolution du dossier du Sahara n’est pas favorable au Maroc. Notre opinion publique sent confusément que notre cause est sur une pente glissante. Elle pressent aussi qu’un dénouement défavorable à ce conflit augurera d’une période d’instabilité probablement cataclysmique pour l’avenir du pays. La monarchie aura beaucoup de mal à survivre à un tel échec, et le pays en paiera un prix élevé.” C’est ainsi que, dans une lettre ouverte au roi du Maroc Mohammed VI publiée en août 2005, le journaliste marocain Aboubakr Jamaï, directeur du Journal hebdomadaire, soulignait la gravité de la situation au Sahara occidental, où les événements ne cessent de s’accélérer.